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Gilbert
 
Dire que Gilbert s'est efforcé de lire
"l'Histoire de la Gestapo!"

J'ai cherché à en savoir plus sur cette "Histoire", bien qu'au Jura de mon enfance
et en Afrique du Sud des années de lutte, les termes de "National socialisme chrétien",
de "pogroms", de "solution finale" ne nous fussent pas étrangers. Comment, enfant,
et plus tard, Sœur enseignante, comment soupçonner la réalité humaine de ces termes? Comment confronter cette réalité au soir de ma vie?



C'est sur l'île Saint Pierre (lac de Bienne), chère à Jean-Jacques Rousseau
que Gilbert a fait la rencontre d'Omar, et qu'il a évoqué Heydrich!
Gilbert Salem en pages 30-31 du "Puzzle amoureux":

"Reinhard Heydrich fut ce blond aryen de haute stature, de blondeur très germanique,
quand bien même il fut soupçonné par ses chefs d'avoir du sang juif dans ses veines.
C'est lui qui a prononcé à Wansee près de Berlin, le discours de la "Solution finale"

Et Gilbert d'écrire comme lui seul sait le faire:

"Je pense ferme que le diable n'existe pas, mais Reinhard Heydrich, lui, a existé.
Le diable, cela ne peut être qu'un homme…un enfant tellement abandonné qu'il s'amuse
à être un Bon Dieu à l'envers. Un de ses plus vaillants ennemis a pourtant écrit qu'au long
de sa très douloureuse agonie à Prague - après qu'un commando de Tchèques patriotes
l'eut massacré - Heydrich souffrit davantage moralement que de ses douleurs physiques
à la rate. Des milliers de morts déferlèrent sans pitié devant le voile de ses paupières.
Il les dénombra tous avant d'expirer. Il aurait imploré le pardon, et l'aurait obtenu...



Un des plus affreux parmi les monstres de l'humanité aurait été absous.
Qui peut croire à cette fable? Mais toute l'histoire des hommes est une fable,
un rêve qui recommence."

Il me semble parfois que le Bon Dieu pardonne plus volontiers que moi…
et je pense parfois que des Seigneurs de la guerre, y compris des Bush, Blair, Sadam
et combien d'autres - même des compatriotes helvétiques, qui glissent dangereusement
vers des sortes de "solutions finales" lorsqu'ils clament que , "tous les étrangers
déboutés doivent être "liquidés", de force si nécessaire"…je pense que ces messieurs,
quand ils agoniseront, resteront des heures
"à voir déferler sans pitié devant le voile de leurs paupières les "petites gens",
qui seules, elles, ont pouvoir de leur pardonner!"



(Gestapo: ce mot est l'abbréviation de GEheime STAatsPOlizei, c'est à dire
police secrète de l'Etat)